Il y a maintenant quelques semaines que le nombre de diagnostics enregistrés par Diag26000 a passé le cap des 26.000 ! Un beau symbole et une bonne raison de faire le point sur le profil de ces 26.000 organisations qui ont fait confiance à Diag26000. Nous vous présentons ensuite les principaux résultats que l’on peut tirer de l’analyse de leurs réponses.

RSO !

N’oublions pas que la norme ISO26000, sur laquelle est basée notre auto diagnostic, concerne toutes les formes d’organisations. Même si l’on parle très souvent de Responsabilité Sociétale des Entreprises, cette norme concerne donc la Responsabilité Sociétale des Organisations. Et c’est justement un des premiers constats rassurant sur l’origine des réponses.

Plus de 84% des réponses proviennent d’entreprises, mais les autres types d’organisations sont aussi bien représentées. Le pourcentage de 5% de réponses provenant des administrations et services publics peut sembler faible. Mais sur la base de +26.000 participants cela représente tout de même +1.200 diagnostics !

Une première approche consiste à comparer la moyenne des scores obtenus sur chacun des questions centrales de l’ISO 26000 en fonction du type d’organisation.

Les réponses des syndicats et fédérations sont les moins nombreuses (132 réponses) mais semble indiquer un retard sur l’ensemble des 7 axes par rapport aux autres formes d’organisations. Les entreprises sont les plus positives sur l’environnement, mais avec un score de 63% seulement alors qu’elles obtiennent en moyenne 76% pour les relations aux consommateurs. Pour le développement local, les associations sont en tête avec 76% en moyenne. Alors que leurs rôles semblent naturellement important pour leurs territoires, les collectivités locale et territoriales ne sont qu’à 68% sur ce thème développement local.

Dans l’ensemble les scores moyens sont au-dessus de 50%. Ceci signifie que sur l’ensemble des items concernant cette question centrale de la norme les réponses ont été dans l’ensemble plus positives que négatives. Un seul chiffre est juste en dessous de 50% : les syndicats et fédérations obtiennent un score de 49% sur la partie environnement.

TPE et PME

Intéresser tous les types d’organisation est un premier défi. Mais être accessible même aux petites structures en est un autre. Car souvent les démarches RSE semblent trop coûteuses et/ou trop chronophage pour être accessibles aux petites structures. Pour éviter ces blocages, rappelons que l’auto diagnostic Diag26000 est accessible gracieusement en ligne à titre individuel et que le temps moyen pour y répondre est de l’ordre de 5’ !

Sur ce point le pari est gagné aussi puisque presque les ¾ des réponses proviennent de structures de moins de 250 personnes. On remarque aussi un pourcentage non négligeable d’utilisations dans les grandes structures de plus de 10.000 personnes. Ces grands groupes disposent pourtant souvent d’équipes dédiées à la RSE. Le fait que des responsables viennent malgré tout utiliser le diagnostic Diag26000 semble indiquer que les actions en interne, souvent de la communication « top-down », ne sont pas toujours suffisantes.

L’analyse de la moyenne des profils en fonction de la taille de l’organisation présente un graphe plus resserré que pour le type d’organisation. Les grandes structures, de plus de 10.000 personnes, se détachent sur les axes gouvernance, loyautés des pratiques et environnement. Les petites structures, moins de 10 personnes, reprennent l’avantage sur l’axe des conditions de travail.

Dirigeants ET collaborateurs

Très souvent les grilles permettant de réaliser des diagnostics RSE sont destinées aux seuls dirigeants. Chez Diag26000, nous avons fait le choix de préparer un outil accessible par tous les niveaux hiérarchiques, y compris les collaborateurs parfois néophytes en matière de RSE.

Cela fonctionne effectivement puisque seulement 30% des réponses au diagnostic proviennent des dirigeants. Ce sont les managers intermédiaires qui sont le plus nombreux, avec prêt de 40% des réponses.

Un équilibre entre les sexes.

Une question de qualification porte sur le sexe du répondant. L’équilibre est quasi parfait entre la participation des femmes et celle des hommes. Depuis quelques mois une nouvelle case est présente dans le questionnaire pour permettre aux personnes qui le souhaitent de ne « pas de prononcer ». Mais le faible nombre de personnes ayant choisi cette case est trop faible pour réaliser une analyse de leurs réponses.

Nous ne vous proposons pas de graphique des moyennes sur les 7 axes en fonction du sexe car les réponses sont très peu genrées. Par contre les données confirment que les femmes sont beaucoup moins souvent dirigeantes que les hommes ! Si elles sont aussi nombreuses que les hommes à avoir utilisé cet outil, seules 31% occupent des postes de direction.

Pour entrer plus dans le détail, voyons maintenant le détail des réponses pour les items de chacune des questions centrales de la norme.

Nb : La grille d’évaluation en ligne propose sur chaque item une case « non applicable ». Pour favoriser la compréhension des graphiques qui suivent, nous avons choisi d’indiquer le pourcentage d’avis exprimés, donc sans prendre en compte les réponses « non applicables ». Assez logiquement, ce pourcentage de « non applicable » est très important sur la question portant sur l’accès aux services essentiels (48%). Sur les autres items il est la plupart du temps inférieur à 10%. La somme des pourcentages présents pour chaque item ne fait donc pas 100%. Les différences entre le rouge et le vert permettent d’estimer rapidement l’équilibre entre les avis négatifs et positifs.

Gouvernance

Sur la question centrale de la gouvernance, malgré les efforts de l’Europe et de la France pour développer la CSRD et la VSME, la surveillance des performances reste un des points les plus critiques avec 40% d’avis négatifs. Vient ensuite le principe de redevabilité avec encore 39% d’avis négatifs. Des efforts restent nécessaires donc pour disposer d’indicateurs mais aussi rendre compte de l’impact des actions et décisions vers l’ensemble des parties prenantes. Le respect des lois rassemble le plus d’avis positif ce qui est sans doute normal une grande partie des évaluations provenant d’organisations situées en France.

Droits de l’Homme

La seconde question centrale concerne les Droits de l’Homme. Les barres rouges sont moins importantes que pour la gouvernance mais des progrès restent à faire sur la prévention de la complicité (30% d’avis négatifs), les obligations de vigilance (26% d’avis négatifs) et les situations à risques pour les Droits de l’Homme (25% d’avis négatifs). Des points qu’il va être nécessaire de surveiller avec les nouvelles lois étendant les responsabilités des donneurs d’ordres vis-à-vis du comportement de leurs sous-traitants. Les avis négatifs sont beaucoup plus rares (10% environ) sur les aspects déjà bien couverts par le droit français tels que les droits civils, sociaux ou culturels.

Relations et conditions de travail

Concernant les relations et conditions de travail, les conditions de travail et la protection sociale obtiennent le moins d’avis négatifs (12%). C’est sur le développement du capital humain que les efforts restent le plus importants à faire : 18% d’avis négatifs et seulement 40% d’avis très positifs (pourcentage le plus faible de ce graphique pour les avis très positifs). Un défi donc à relever alors que la généralisation de l’IA est en train de bouleverser de nombreux métiers et appelle à un renouvellement rapide des compétences.

Environnement

Les opinions sont « moins vertes » sur la partie environnement. Les avis les plus négatifs (35%) se concentrent sur la question 4.4 dont le libellé exact est « L’entité préserve, voire développe, la biodiversité (espèces animales et végétales dans leur milieu naturel, diversité génétique, protection des écosystèmes…) en lien avec ses activités, produits et services. ». La biodiversité est donc encore très loin d’être prise en compte correctement ! Même sur la prévention de la pollution et la préservation des ressources, sujets déjà bien installés dans le débat public, les avis négatifs regroupent 28% des réponses.

Loyautés des pratiques

Concernant la loyauté des pratiques, les avis négatifs sont toujours supérieurs à 20%. Deux points à suivre en particulier : la concurrence déloyale et la lutte contre la corruption. L’engagement politique responsable est un peu mieux noté. Les nouvelles directives européennes « Empowering Consumers » (EmpCo) devraient aider les avis positifs à se multiplier sur ce sujet de politique responsable.

Questions relatives aux consommateurs

Sur cet axe nous retrouvons des avis très positifs sur la santé sécurité ainsi que les informations et contrats (82% d’avis positifs) et la protection des données et de la vie privée (80%). Les choses se gâtent sur le sujet de l’éducation et sensibilisation des consommateurs, clients ou usagers : 31% d’avis négatifs.

Communauté et développement local

La dernière question centrale de la norme porte sur l’implication dans la communauté et le développement local. C’est le sujet création d’emploi et développement des compétences qui obtient le plus d’avis positifs (75%). Par contre l’item éducation et culture, rédigé ainsi « L’entité participe à l’éducation des habitants de son territoire, des membres des communautés. Elle respecte les cultures et intérêts, participe à leur maintien. » reste à 26% d’avis négatifs.

Nous espérons que cette rapide analyse globale des +26.000 réponses vous a apporté des éléments de réflexion. Mais c’est certainement différent dans votre organisation ! Donc n’hésitez pas à réaliser votre autodiagnostic, en accès libre à titre individuel, via ce lien.

Ensuite, le lancement d’une cartographie participative vous permettra de connaître vraiment ce que pensent l’ensemble de vos collaborateurs, en réalisant au passage un audit de communication interne avant de construire un plan d’action efficace.

DIAG26000
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