Le salon ProDurable 2026 vient de fermer ses portes ce 1er Octobre. Un nouveau succès cet année avec 13.000 visiteurs sur le thème « cultiver les équilibres ». Impossible de vous faire un compte rendu des dizaines de conférences et tables rondes qui ont eu lieu chaque jour ! Mais il m’a semblé opportun de proposer mes réactions à chaud, pour les personnes n’ayant pas pu le visiter.

Le Lieu

Une fois de plus le salon était organisé au Palais des Congrès, Porte Maillot. Depuis quelques années le carrefour de la Porte Maillot était en plein travaux. Ce n’était pas toujours agréable de devoir faire des détours entre les palissades de chantier pour pouvoir accéder aux expositions. Mais vous pouvez revenir. Les travaux sont terminés !

Les voitures sont encore là. L’avenue de la Grande Armée reste une des voies principales pour entrer dans Paris. On peut voir maintenant nettement plus de verdure autour des 2 fois 3 voies de circulation. Elle était auparavant limitée au centre de la place et cernée par le principe de circulation circulaire.

Lorsque l’on se retourne vers le Palais des Congrès lui-même la nature revient aussi. Même si l’on est loin d’avoir l’impression que le bâtiment a été construit au milieu d’une forêt, la vue est beaucoup plus agréable que les superstructures de chantier présentes les année précédentes.

L’agriculture

Evidemment on trouve cette année encore beaucoup de cabinets de conseil et de logiciels de reporting. Je me suis donc attaché à identifier quelques stands qui sortaient de ces deux grandes familles. Il m’a semblé que c’était le cas par exemple de Hectar qui attirait l’attention avec des bottes pleines de paille sur leur stand. Des séminaires et de la formation, certes, mais l’association dispose d’une véritable ferme pilote. Structure lancée entre autres grâce aux capitaux de Xavier Niel, plus connu pour ses entreprises très lucratives. Cela rassure de voir qu’une partie des grandes fortunes facilitent la création d’entités dont la première mission n’est pas de dégager de belles marges.

La montagne

L’agence Interreviews exposait une série de photographies des habitants de « Rolwaling ».  Cette vallée sacrée de l’Himalya est menacée par un des plus grands lacs glaciaires perché à 4.580 mètres d’altitude : le Thso Rolpa. Cette expédition qui date de 2025 est cruellement rattrapée par l’actualité avec la récente coulée de boue qui a fait des centaines de morts et des milliers de disparus au Népal et en Chine à la fin du mois d’Août. De belles photos pour nous rappeler que les peuples les plus menacés par le réchauffement climatique ne sont pas ceux qui l’alimentent le plus.

Les textiles

Le stand de Kholab était original aussi, avec un des artistes affairé à terminer son œuvre. Kholab s’appuie sur des textiles usagés pour les transformer en œuvre d’art, souvent avec la participation des collaborateurs des clients. A la croisée du recyclage, de l’art et du teambuilding…

L’art

Comme l’année dernière, la Galerie BS était présente et exposait plusieurs œuvres construites à partir d’éléments de processus industriels : circuits imprimés, composants électroniques, morceaux de moteurs… Des œuvres pas forcément compatibles avec tous les projets RSE mais cela fait du bien de voir des stands avec autre chose que des slogans marketing.

Le futur

L’institut des futurs souhaitables présentait plusieurs œuvres explorant ce qui pourrait exister dans quelques décennies. Ainsi cette rosace bio inspirée qui pourrait devenir la future forme de nos bâtiments, assez loin des skylines actuels.

Ou ce sac de Magelan destiné à prendre la suite des sacs réalisés en utilisant des cuirs animaux. Ce sont des filaments de champignons poussant d’eux-mêmes sur de longs tuteurs qui donneraient finalement sa forme à l’objet souhaité.

Le bon gouvernement

Le stand de Renaissance Ecologique attirait aussi l’œil avec la reprise du tableau « Allégorie et effets du Bon et du Mauvais Gouvernement » peint par Ambrogio Lorenzetti dans les années 1300. La version affichée était recouverte de tellement de cercles qu’elle en devenait pratiquement illisible donc je préfère vous montrer ici la version que vous pouvez retrouver sur Wikipedia.

Convaincus que ce tableau comportait tout ce qui est important pour travailler sur la gouvernance, les acteurs de Renaissance Ecologique ont repris une représentation de ce tableau sous forme de dessin pour faire travailler les groupes autour de leur démarche RSE. Il s’agit par exemple d’y coller des PostIts ou d’en colorier certaines parties. Personnellement je me vois mal animer un groupe avec un tel outil. Le digital et l’IA qui prennent de plus en plus d’importance dans la conduite des organisations n’étaient évidemment pas présents en 1300 et sont donc absents de ce support d’animation. Mais l’approche consistant à s’appuyer sur une fresque vieille de plusieurs siècles pour animer une démarche RSE m’a semblé assez originale pour me donner envie de vous la partager.

Les fresques

En parlant de fresques, le salon proposait aussi un espace dédié dans lequel étaient présentes différentes fresques. Sur cette photo vous retrouvez par exemple la fresque de la transition énergétique, la fresque de la mobilité et celle du numérique. Mais plusieurs autres fresques étaient présentes aussi. Compte tenu de la vitesse à laquelle de nouvelles fresques apparaissent cela va finir par devenir délicat pour une entreprise de choisir celle réellement adaptée à l’état de sa démarche. Par exemple entre transition énergétique et mobilité, on se doute bien qu’il ne s’agit pas de boites parfaitement étanches !

Certains prétendent que les fresques sont le moyen le plus rapide pour sensibiliser à la RSE. Je me permets toutefois de leur reprocher une empreinte temps, sans parler de l’empreinte euro, non négligeable. Il faut réunir les personnes concernées pendant plusieurs heures. Et ce n’est pas toujours le plus simple de trouver une demi-journée libre sur l’ensemble des agendas des personnes concernés. D’ailleurs, je rappelais dans la synthèse de la table ronde à laquelle j’ai assisté à La Rochelle que Spie Batignoles a proposé la fresque du climat aux cadres et à seulement une partie des Etams, faute de temps. Bloquer des créneaux « synchrones » dans une organisation et souvent un vrai parcours du combattant. C’est pour cela que je continue à militer pour une solution plus légère. L’auto diagnostic interactif proposé par Diag26000 ne prend que 5’ en moyenne et chacun peut y accéder lorsqu’il le souhaite. Plus de besoin de se battre pour trouver des créneaux communs dans les agendas !

Il nous reste maintenant à attendre patiemment la prochaine édition de ProDurable, prévue les 13 et 14 Octobre 2027 !

DIAG26000
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